Les Anciens Combattants

 

2 associations : 

- L'Association des Anciens Combattants de Mons-boubert, M. Xavier MICHEL, Président

- L'UFACVG : l'Union Fédérale des Anciens Combattants Victimes de Guerre

2017 : Les discours

Association des Anciens Combattants de Mons-Boubert

Mons Boubert 11 novembre 2017

Cérémonie patriotique au Monument aux Morts

 

Ceux qui n’ont pas connu au front, la Grande Guerre, de 1914 à1918, ne peuvent pas savoir à quel point elle fut sauvage. Des récits de combattants nous montrent les souffrances, les horreurs qu’ils ont subies. Le courage des soldats a souvent été incroyable, comme on va le voir avec ces extraits tirés du livre « Les tranchées de l’Ancre. » de Daniel Wintrebert. L’Ancre est la rivière qui passe à Albert et qui traverse les sites de batailles de la Somme. Avant de poursuivre, imaginez un fils ou un époux à la place de ces soldats dont il va être question dans les témoignages ci-après.

Un capitaine s’adresse à ses hommes : « S’il n’y a plus d’espoir, battez en retraite jusqu’ à la tranchée arrière. » Des voix, résolues à en découdre, répondent : « on va rester à notre poste jusqu’au dernier. » Puis : « Si les Boches arrivent, ce sera en passant sur nos cadavres. »

Une lettre trouvée sur le lieutenant Lucien Aufrère : « Cher père. Ce soir nous montons à l’attaque. J’ai le cœur plein de fierté et de confiance qu’une aussi belle tâche nous ait été confiée. Sois certain que ton fils sera toujours sur le chemin de l’honneur . » Lucien tombera au champ d’honneur le 16 septembre 1916, à l’âge de 20 ans.

Un autre soldat. « Le combat est de tous les instants. Rester dans la boue, l’angoisse de la mort qui rode, la fatigue, la soif, l’extrême nervosité, le tonnerre des artilleries, parfois les gaz, les hurlements des blessés, la lente agonie des mourants, tout cela a été notre vie quotidienne. Il faut bien que chacun fasse sa part, c’est obligatoire pour sauver le sol de notre patrie souillée par ces barbares. »

Quelle leçon de courage et de patriotisme dans ces trois témoignages !

Un blessé, la poitrine percée de balles comme une passoire, vomit le sang à flots. « Est-ce que je vais m’en sortir, docteur ? Bien sûr, on ne meurt pas pour avoir craché du sang. » C’était un mensonge assurément, mais une aumône aussi. Le blessé dit avec un éclair de joie : «  Alors je les reverrai. Voyez-vous, j’ai deux enfants, 2 et 4 ans. Il faut que je vive pour eux. » Touché jusqu’aux larmes, estimant qu’il devait mentir carrément, le médecin affirme : « Bien sûr, tu les reverras. » Alors le moribond lui tend la main, main déjà froide comme celle d’un cadavre. Le médecin reste là, ému, suivant des yeux le brancard qui s’éloigne……

Un fantassin rapporte ceci : «  Le matin, on nous a donné double ration d’eau de vie. Imagine ce que peut être un assaut à l’arme blanche. Le corps à corps s’engage dans la tranchée allemande où les fusils ne peuvent plus servir. La règle est : tuer avant que l’autre ne te tue. »

Un Anglais raconte : « Jamais je n’ai vu pareille pluie. Les chevaux étaient embourbés au point qu’il a fallu les abattre. En 1917, avec les pluies exceptionnellement fortes, toute la zone a été transformée en une mer de boue. Les soldats dormaient dans la boue, ont rampé dans la boue sous les tirs, se sont battus dans la boue , se sont noyés dans la boue. »

Un autre soldat décrit des scènes horribles qu’il a vécues. « J’ai vu le sang gicler des poitrines percées de balles et la cervelle s’échappant des crânes fracassés d’un revers de crosse. Le combat à la baïonnette est une lutte âpre, sans pitié, les yeux dans les yeux. Les fusils se heurtent, on pare, on riposte, on feint, puis trompant la parade, on pousse à fond ce fer qu’on enfonce dans la chair entre les côtes jusqu’à ce que l’adversaire s’effondre comme une masse. Pour retirer l’arme, il faut l’arracher à deux mains et parfois en appuyant le pied sur le corps pantelant. Heureux pendant ce temps que l’on ne soit pas frappé par un autre assaillant. Des soldats furent ensevelis vivants dans des galeries souterraines ou dans des tranchées par des explosions de bombes. Mourant de soif, il est arrivé que des hommes soient contraints de boire leur urine. Dans l’eau verdâtre d’un étang, des cadavres allemands baignaient la bouche ouverte. Nous avons rempli nos bidons de cette eau et enfin nous avons pu boire. »

Après la Grande Guerre, nombreux étaient les soldats blessés au visage, devenus borgnes ou aveugles, sourds, amputés d’un ou plusieurs membres, le corps touché par les éclats d’obus, les poumons brûlés par les gaz.

Au combattants, on leur a demandé l’impossible, et ils l’ont fait, ils l’ont fait pour la liberté, ils l’ont fait pour la France, pour sauver le sol de la patrie souillée par des barbares, comme l’a dit un soldat. En ce jour anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, nos pensées vont à toutes les victimes, à tous ces héros et notamment à ceux de notre village dont les noms sont gravés sur ce Monument aux Morts. Ne les oublions pas.

 

 

Xavier MICHEL Président de l’association des Anciens Combattants de Mons Boubert

Union Fédérale des Anciens Combattants Victimes de Guerre

Message de l’Union Fédérale des Associations Françaises d’Anciens Combattants – Victimes de guerre

  • En août 1914 : la guerre est déclarée contre l’Allemagne par l’Angleterre, la France et la Russie.

  • En 1915 : l’Italie rejoint les alliés……batailles sanglantes de l’Artois.

  • En 1916 : les américains sont le 1er fournisseur commercial de la France.

  • En 1917 : l’Allemagne informe les pays neutres qu’elle va pratiquer la guerre marine : coup économique fatal pour l’Amérique avec la France. Le Président Wilson demande de déclarer la guerre à l’Allemagne.

  • Le 1er novembre 1917 : l’armée américaine donne l’assaut à la « Freïa stellung » grâce à ses tanks et surtout ses baïonnettes. Elle surmonte tous les obstacles, libère plusieurs communes et capture plus de 36 000 hommes.

  • Le 3 novembre 1917 : l’Argonne toute entière est libérée. Les militaires français et américains sont envoyés vers la Meuse, Dun Stenay, Montmédy.

  • Le 5 novembre 1917 : sous une pluie incessante, les Sammies viennent à bout d’une arrière garde allemande. A 15h ils entrent à Dun et à Milly.

  • Le 6 novembre 1917 : à 18h les américains pénètrent à Sedan, la grande voie ferrée de l’ennemi entre la Belgique et l’Allemagne est coupée. Désormais, chaque jour, chaque heure une victoire des alliés est enregistrée. L’ennemi recule.

  • Le 10 novembre 1918 : le Général Mangin met au point l’invasion de l’Allemagne par la Sarre et le Général Bullard, commandant la IIème armée américaine, prépare l’attaque vers Longuyon – Luxembourg. 

  • Les chefs, fiers de leurs stratégies, regrettent presque la sécession des combats.

  • Le 11 novembre 1918 : les armes se taisent. Les généraux français – britanniques – américains chassent devant eux les généraux allemands ! Les sammies sont aussi joyeux que les poilus et les bobbies ainsi que tous les libérateurs de la fin de la guerre.

Vive la paix

 

Discours de M. BEAULIEU René lors de la cérémonie du 11 novembre.

Remise de la médaille d'Officier du Mérite National à M. BEAULIEU René le 9/9/17

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